Un geste de colère en apparence… mais, à la lumière des Écritures, un signe prophétique annonçant la fin de l’ancien sacerdoce et l’établissement du sacerdoce éternel de Jésus-Christ.
À l’époque de Jésus, Caïphe était le grand prêtre du peuple juif. Dans l’Évangile de Jean, nous apprenons qu’il prophétisa sur la mort de Jésus sans même s’en rendre compte.
Lorsque Caïphe interrogea Jésus, celui-ci resta silencieux, comme l’agneau annoncé par le prophète Ésaïe lorsqu’on le mène à la condamnation.
Jésus répond alors en reprenant les paroles de David et du prophète Daniel qui annonçaient déjà le Messie.
À l’époque, déchirer ses vêtements pouvait exprimer un deuil profond ou annoncer symboliquement la fin d’un ministère.
Le geste de Caïphe peut être compris comme un signe prophétique. Peu de temps après, à la mort de Jésus, le voile du temple de Jérusalem se déchira du haut en bas.
Le vêtement du grand prêtre terrestre est déchiré, mais Jésus inaugure un sacerdoce parfait, éternel et irrévocable.
Caïphe voulut condamner Jésus à mort. Mais en réalité, Jésus prit la place du souverain sacrificateur avec un sacerdoce parfait et éternel.
Depuis deux mille ans, certains ont tenté d’arrêter Jésus : en niant son existence, en refusant sa parole, ou en rejetant sa résurrection.
Mais personne ne peut arrêter Jésus.
Jésus revient chercher son Église. Un jour, tous se prosterneront devant l’Agneau de Dieu.
La question reste donc celle-ci : en feras-tu partie ?
Thierry Boyer
De l’Éden à Gethsémané, le plan de Dieu pour l’humanité.
Depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, Dieu rencontre l’homme dans un jardin, restaure l’homme dans un jardin et prépare pour les rachetés un jardin éternel.
Dans le jardin d’Éden, Dieu plaça Adam et Ève dans un lieu de délice, de vie et de relation parfaite avec leur Créateur. Ce jardin représentait un lieu protégé où l’homme vivait dans la présence de Dieu.
Au centre du jardin se trouvait l’arbre de vie, nourri par un fleuve d’eau vive qui se divisait en quatre bras pour irriguer toute la terre. Tous les êtres vivants pouvaient y boire librement.
Mais après la désobéissance d’Adam et Ève, l’accès au jardin fut fermé et des chérubins furent placés pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Des siècles plus tard, un autre jardin devient central dans le plan de Dieu : le jardin de Gethsémané.
Dans ce lieu de prière situé sur le mont des Oliviers, Jésus affronte l’épreuve ultime et accepte la volonté du Père pour porter les péchés de toute l’humanité.
Après la croix, Jésus est placé dans un tombeau situé dans un jardin. Trois jours plus tard, ce tombeau est trouvé vide.
La résurrection de Jésus marque la victoire définitive sur le péché, sur la mort et sur les puissances du mal.
La Bible se termine avec la vision de la Nouvelle Jérusalem, où apparaît à nouveau l’arbre de vie et où coule le fleuve de l’eau de la vie.
Par Jésus-Christ, le chemin vers Dieu est à nouveau ouvert. Il est le chemin, la vérité et la vie.
Dans toute l’Écriture, Dieu montre qu’il ne renonce pas à son projet.
Ce qui a été perdu dans un jardin est restauré par Jésus, afin d’ouvrir aux rachetés l’accès au jardin éternel.